La meilleure sauce à spaghetti maison à la viande
- Préparation 20 min
- Cuisson 1 h 50 min
- Portions 12 à 15
- Congélation Absolument
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🍝 Trois générations, et la mienne est la plus viandée
Cette sauce à spaghetti maison à la viande part de celle de ma grand-mère. C’est sa recette qui a inspiré celle de ma mère, et c’est celle de ma mère que j’ai reprise pour la modifier à mon goût. Ce que j’ai changé, surtout, c’est la quantité de viande: je l’ai rendue très, très viandée. Saucisses italiennes fortes en rondelles, viande hachée porc-veau-bœuf, et un fond de légumes qui a du corps. Le monde qui y goûte me dit la même affaire chaque fois. C’est ma sauce à spaghetti traditionnelle québécoise, celle à laquelle je reviens toujours.
🤫 Mon ajout à moi: une canne de Catelli
Ni ma grand-mère ni ma mère ne mettaient ça. C’est moi qui ai décidé d’ajouter une canne de sauce Catelli à la viande, parce que je trouvais que ça goûtait vraiment bon. Elle apporte des petites épices, un goût particulier, une complexité que je n’arrive pas à aller chercher autrement. Je considère ça un peu comme rajouter du vin blanc dans un risotto. T’es pas obligé de le mettre, c’est vraiment une option. Si t’es le genre de personne achalée là-dessus, remplace-la par une canne de Hunts aux fines herbes et mets-toi un sourire dans le visage. Mais essaie-la une fois avant de trancher.
⏱️ 1 h 15 de mijotage, et j’assume le sucre
Les recettes traditionnelles te demandent trois ou quatre heures. La mienne est rendue après 1 h 15. Sur le rond ou au four à 325 °F, ça donne la même sauce. L’autre grand débat au Québec, c’est le sucre. Je suis dans le camp du sucre et je l’assume: 2 c. à soupe, ajoutées à la toute fin, pas pour sucrer mais pour couper l’acidité des tomates en conserve. Salée, avec juste assez de sucre pour arrondir le tout. Et ça donne 20 à 24 tasses. Sors ton plus grand chaudron.
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🍅 Le secret d’une bonne sauce à spaghetti traditionnelle québécoise
Le monde cherche un ingrédient magique. Il n’y en a pas. Ce qui fait la différence, c’est le fond: un céleri au complet, huit grosses carottes et un gros oignon espagnol qui cuisent dans l’huile d’olive avant que la viande touche au chaudron. Douze minutes, pas trois. Ensuite je dore la viande hachée pour aller chercher le goût de grillé. Les saucisses italiennes, je ne les dore jamais: elles vont en rondelles directement dans la sauce et elles relâchent leur gras et leurs épices pendant tout le mijotage. Et trois sources de tomates plutôt qu’une, parce qu’une canne toute seule donne une sauce plate.
⏱️ 1 h 15, pas trois heures
Toutes les recettes de sauce à spaghetti te demandent de mijoter trois ou quatre heures. J’ai arrêté de le faire. Après 1 h 15 à feu doux, ma sauce est rendue: la viande est tendre, les tomates sont concentrées, les saveurs sont soudées. Le reste, c’est de l’évaporation et de la patience pour rien. Si tu as l’après-midi devant toi, pousse à deux heures, ça ne fera pas de tort. Mais un mardi soir, 1 h 15 te donne exactement la même sauce. C’est la vraie raison pour laquelle je la refais aussi souvent.
🔥 La même sauce, au four à 325 °F
Je la fais aussi au four plutôt que sur le rond, et honnêtement je la préfère de même. Tu fais tes légumes et ta viande sur le rond comme d’habitude, tu ajoutes les conserves, les saucisses et le laurier, puis tu enfournes le chaudron à découvert à 325 °F (165 °C) pour 1 h 15. Tu le sors, tu ajoutes les champignons et le sucre, tu remets 15 minutes. Même temps total qu’au poêle. La chaleur vient de partout au lieu de juste par le fond: rien ne colle, rien ne brûle, et tu n’as pas à brasser aux dix minutes. Assure-toi juste que ton chaudron va au four, poignées comprises.
🥫 La canne de Catelli: une option, pas une obligation
J’ajoute une canne de sauce Catelli à la viande dans ma préparation. C’est mon ajout à moi, celui qui n’était ni dans la recette de ma grand-mère ni dans celle de ma mère. Elle apporte des petites épices que tu n’as pas dans ton armoire et un goût que je n’arrive pas à reproduire autrement. Je vois ça comme le vin blanc dans un risotto: c’est pas là pour faire beau, c’est là pour ajouter une couche. T’es pas obligé de la mettre. Si t’es le genre de personne achalée là-dessus, remplace-la par une autre canne de Hunts aux fines herbes et mets-toi un sourire dans le visage. Mais si tu fais confiance au Coup de Grâce, fais-moi confiance là-dessus aussi.
🍯 Le sucre entre à l’étape 4, jamais avant
Les 2 c. à soupe de sucre arrivent à la toute fin, avec les champignons, une fois le mijotage terminé. Pas au début, pas à mi-chemin. Le sucre ne sucre pas la sauce, il coupe l’acidité des tomates en conserve et arrondit le tout. Tu ne le goûteras pas. Le Tabasco, lui, entre plus tôt, avec les épices: 7 gouttes, ça ne pique pas, ça réveille. Et les champignons coupés en deux vont dans les 15 dernières minutes seulement, sinon ils rendent leur eau et virent caoutchouteux.
🍲 Ça prend un gros chaudron, et voici combien ça donne
Cette recette-là donne 20 à 24 tasses de sauce, soit 5 à 6 litres, soit 12 à 15 portions généreuses. Ça veut dire que ça prend un vrai gros chaudron, plus gros que 20 tasses. Si tu n’en as pas, prends tes deux plus grands, sépare les ingrédients 50/50, fais cuire les deux en même temps et combine à la toute fin. C’est exactement ce que j’ai fait pendant des années avant de m’acheter un 9 litres.
📅 Préparation d’avance
Tout ce qui prend du temps là-dedans, c’est le couteau. Le céleri au complet, les huit carottes, l’oignon espagnol, l’ail, les champignons: tu peux tout couper la veille et le ranger dans des contenants bien identifiés au frigo. Mesure tes épices séchées d’avance aussi, dans un petit pot, elles s’en vont toutes dans le chaudron en même temps de toute façon. Le jour même, il te reste deux affaires: ouvrir tes conserves et surveiller un chaudron. C’est tout. Et si tu reçois, tu peux carrément faire la sauce la veille: c’est une des rares affaires qui gagne à attendre une nuit.
❄️ Conservation, réchauffage et congélation
Au frigo, 4 à 5 jours dans un contenant hermétique. Au congélateur, 3 mois. Je congèle en gros format, dans des contenants de plastique de 32 oz: un contenant, c’est environ 1 litre, donc 2 à 3 portions. Tu décongèles une nuit au frigo et tu réchauffes à feu doux. Une affaire à savoir: en refroidissant, la sauce épaissit pas mal. Allonge-la avec un peu de bouillon de poulet au réchauffage, jamais avec de l’eau. Et une sauce qui a déjà été décongelée ne retourne pas au congélateur.
🍝 Cinq façons de la finir
Quand t’en as 20 tasses, tu ne manges pas juste du spaghetti. Elle remplace la bolognaise dans ma lasagne aux fromages en crottes, et c’est meilleur de même. Elle farcit mes cannellonis au porc et au bœuf. Elle transforme un macaroni gratiné au chili. Elle sert de base sur mes pizzas maison. Et c’est précisément cette sauce-là que je mets dans ma courge spaghetti gratinée: la courge remplace les pâtes, la sauce ne change pas d’un poil.
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Ingrédients
- 1 céleri entier (environ 700 g), coupé en cubes
- 8 grosses carottes (environ 1 kg), coupées en cubes
- 4 gousses d’ail, hachées finement
- 1 gros oignon espagnol (environ 400 g), haché finement
- Huile d’olive
- 550 g (1,2 lb) de viande hachée, mélange porc/veau/bœuf
- 6 saucisses italiennes fortes, coupées en rondelles de 3 cm (1,2 po) d’épaisseur
- 2 conserves (796 ml / 28 oz chacune) de tomates en dés aux épices italiennes
- 2 conserves (680 ml / 24 oz chacune) de sauce tomate Hunts aux fines herbes
- 1 conserve (680 ml / 24 oz) de sauce Catelli à la viande (facultatif, ou une autre conserve de sauce tomate Hunts aux fines herbes)
- 4 feuilles de laurier
- 1 c. à thé (5 ml) de persil séché
- 1 c. à thé (5 ml) de thym séché
- 1 c. à thé (5 ml) de basilic séché
- 1 c. à thé (5 ml) d’épices italiennes séchées
- 1 c. à thé (5 ml) d’origan séché
- 7 gouttes de Tabasco (au goût)
- 2 c. à soupe (30 ml) de sucre
- Sel et poivre du moulin
- 1 ½ casseau de champignons de Paris (environ 340 g), coupés en deux
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Préparation
- Dans un immense chaudron à feu moyen, faire chauffer un bon filet d’huile d’olive et ajouter les légumes sauf les champignons. Cuire en mélangeant souvent pendant environ 10-12 minutes. Saler et poivrer. Ajouter de l’huile d’olive au besoin.
- Ajouter le mélange de viande hachée et les épices (sauf les feuilles de laurier) puis cuire jusqu’à ce que la viande ne soit plus rosée, environ 8-10 minutes. Défaire la viande en petits morceaux et mélanger souvent.
- Ajouter maintenant les cannes de sauce / tomates, les saucisses italiennes crues et les feuilles de laurier puis bien mélanger. Laisser mijoter à feu doux pendant 1h15.
- Ajouter les champignons et le sucre puis mélanger. Laisser cuire 15 minutes. Retirer les feuilles de laurier et rectifier l’assaisonnement si nécessaire!
La base québécoise, c’est un fond de légumes en cubes (céleri, carottes, oignon, ail) cuit dans l’huile d’olive, de la viande hachée dorée, des tomates en conserve, du laurier et des herbes séchées, puis un long mijotage. Et le 2 c. à soupe de sucre qui fait débat depuis toujours. Ça, c’est très québécois. Ma version part de la recette de ma grand-mère, passe par celle de ma mère, et je l’ai rendue beaucoup plus viandée en ajoutant des saucisses italiennes fortes à la viande hachée.
C’est mon ajout personnel, et c’est une option, pas une obligation. La canne de Catelli à la viande apporte des petites épices et un goût particulier qu’aucune autre conserve de sauce tomate n’a. Je considère ça comme rajouter du vin blanc dans un risotto: ça ajoute une couche. T’es pas obligé de la mettre. Si t’es le genre de personne achalée là-dessus, remplace-la par une autre canne de Hunts aux fines herbes et mets-toi un sourire dans le visage. Mais essaie-la une fois avant de décider.
Non, pas du tout sucré. Les 2 c. à soupe de sucre servent à couper l’acidité des tomates en conserve, pas à sucrer la sauce. Elles entrent à la toute fin, à l’étape 4, en même temps que les champignons, pas au début du mijotage. Tu ne goûteras pas le sucre: la sauce va juste être plus ronde, plus profonde, moins mordante. Pendant des années j’ai testé sans, avec moins, avec plus. Deux cuillères, c’est le dosage.
Oui, et c’est souvent comme ça que je la fais. Tu fais tes légumes et ta viande sur le rond, tu ajoutes les conserves, les saucisses et le laurier, puis tu enfournes le chaudron à découvert à 325 °F (165 °C) pendant 1 h 15. Tu ajoutes ensuite les champignons et le sucre et tu remets 15 minutes. Même temps total qu’au poêle. L’avantage: la chaleur vient de partout, rien ne colle au fond et tu n’as pas à brasser. Il faut juste un chaudron qui va au four, poignées comprises.
1 h 15 à feu doux suffit, plus 15 minutes avec les champignons. Pas besoin des 3 ou 4 heures que les recettes traditionnelles réclament. Après 1 h 15: la viande est tendre, les saveurs sont soudées, les tomates sont concentrées et la texture est là. Tu peux pousser à deux heures si le cœur t’en dit. T’as rien à prouver à personne.
Trois affaires qui marchent. Un: continue de mijoter à découvert 20 à 30 minutes de plus, l’eau s’en va toute seule. Deux: ajoute 1 c. à soupe de pâte de tomate et laisse-la cuire cinq minutes, ça épaissit et ça concentre le goût en même temps. Trois: garde une louche d’eau de cuisson des pâtes et verse-la dans la sauce au moment de mélanger, l’amidon fait le lien. À l’inverse, une sauce trop épaisse le lendemain s’allonge avec un peu de bouillon de poulet.
Mon mélange, c’est 1 c. à thé chacun de persil, de thym, de basilic, d’origan et d’épices italiennes séchées, plus 4 feuilles de laurier et 7 gouttes de Tabasco. Les herbes séchées vont dans le chaudron avec la viande, pas à la fin: elles ont besoin du gras et du temps de mijotage pour se réveiller. Le laurier entre avec les tomates et se retire avant de servir. C’est ça, mes épices pour sauce à spaghetti, et je n’y ai pas touché depuis longtemps.
4 à 5 jours au frigo dans un contenant hermétique, et elle est meilleure le lendemain. 3 mois au congélateur. Je congèle en gros format dans des contenants de plastique de 32 oz: un contenant, c’est environ 1 litre, donc 2 à 3 portions. Décongélation une nuit au frigo, réchauffage à feu doux. Comme elle épaissit en refroidissant, allonge-la avec un peu de bouillon de poulet. Et une sauce déjà décongelée ne retourne pas au congélateur.
L’évident: sur des spaghettis al dente avec du parmesan râpé frais. Mais elle remplace aussi la bolognaise dans ma lasagne aux fromages en crottes, elle farcit mes cannellonis au porc et au bœuf, elle transforme un macaroni gratiné, elle sert de base sur mes pizzas maison, et c’est elle que je mets dans ma courge spaghetti gratinée quand je veux la même affaire sans les pâtes.
Cinq gestes, pas un de plus. Un: cuire céleri, carottes, ail et oignon en cubes dans l’huile d’olive pendant 10 à 12 minutes. Deux: dorer la viande hachée avec les herbes séchées. Trois: verser les tomates et les sauces en conserve, ajouter les saucisses italiennes crues en rondelles et le laurier. Quatre: mijoter 1 h 15 à feu doux, ou au four à 325 °F. Cinq: ajouter les champignons et le sucre pour les 15 dernières minutes. Aucune technique de chef là-dedans.
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