Carbonade flamande
- Préparation 30 min
- Cuisson 2 h 15 min
- Portions 4
- Congélation Absolument
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🇧🇪 Validée par des Français du Pas-de-Calais
Cette carbonade flamande est vraiment trop bonne, et je n’ai pas eu besoin de me fier à mon seul jugement pour le dire. Mes meilleurs amis, qui habitent en France et qui viennent du Pas-de-Calais, l’ont testée et l’ont trouvée absolument délicieuse. Quand des Français du Nord goûtent ta carbonade et confirment que c’est bon, tu sais que tu es sur la bonne voie. C’est un plat que je fais encore régulièrement, parce qu’il est simple et que j’aime braiser comme ça, longuement, sans rien surveiller.
🌰 Cannelle, muscade et clou de girofle, ma signature
C’est ici que ma version se distingue de toutes les autres. Les carbonades classiques s’arrêtent au trio sucre, vinaigre et moutarde pour l’aigre-doux. J’ajoute de la cannelle, de la muscade et des clous de girofle, qui donnent au braisé une chaleur ronde qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Avec la bière brune acidulée, le vinaigre balsamique et la cassonade, la sauce devient profonde et légèrement sucrée, sans jamais tomber dans le dessert. J’y mets aussi du poireau et des carottes, et une bonne quantité de pancetta, parce que la pancetta, c’est bon.
📸 Née d’un stage photo à mon studio
La recette et le stylisme ont été créés en collaboration avec les finissants de l’ITHQ, promotion 2018-2019, lors d’un stage photo dans mon studio. C’est un plat pensé pour être beau autant que bon, et il n’a pas bougé depuis. Petite note d’orthographe au passage: on écrit « carbonade » avec un seul n, même si la forme à deux n circule beaucoup. C’est la graphie belge d’origine.
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🌰 Les épices chaudes, ce qui rend ma version différente
Cannelle, muscade et clous de girofle: c’est ma signature et c’est ce qui sépare cette carbonade de toutes les autres. Deux pincées de chaque suffisent, on ne cherche pas un plat épicé mais une chaleur en arrière-plan qui soutient l’aigre-doux. Les clous de girofle restent entiers dans la sauce pendant le mijotage et se retirent au service si on les retrouve.
🍺 Une brune acidulée, pas une brune ordinaire
Le choix de la bière change tout. Il faut une brune acidulée, de type Oud Bruin, dont l’acidité naturelle vient équilibrer la cassonade et le balsamique. Une brune classique donne un résultat plus lourd et plus sucré, une rousse fonctionne mais reste plus douce. Si l’acidulée est introuvable, une brune ordinaire avec une cuillerée de vinaigre balsamique de plus rapproche du résultat.
🥓 Beaucoup de pancetta, et c’est voulu
250 g pour 1 kg de bœuf, c’est généreux comparé aux versions classiques qui mettent un peu de lard ou rien du tout. Le gras rendu par la pancetta enrichit toute la sauce et sa salinité équilibre le sucre. Il faut la cuire assez longtemps, 7 à 8 minutes, pour qu’elle soit vraiment dorée avant de la réserver.
🔥 Dorer en petites quantités, jamais tout d’un coup
C’est la règle la plus importante de la recette. Si on met tout le bœuf dans la cocotte en même temps, la viande relâche son eau, la température chute et elle bout au lieu de colorer. On perd alors toute la couche de saveur qui fait un bon braisé. Deux ou trois lots, avec de la place entre les morceaux, et on prend le temps.
📅 Encore meilleure le lendemain
Comme la plupart des braisés, cette carbonade gagne à reposer. Le lendemain, les épices se sont diffusées, la sauce a épaissi et le bœuf a continué de s’imprégner. C’est absolument excellent réchauffé doucement, et c’est une bonne raison de la préparer la veille quand on reçoit.
🥔 L’accompagnement classique
Purée de pommes de terre ou frites, ce sont les deux accompagnements traditionnels et ils fonctionnent parfaitement, parce qu’il faut quelque chose pour ramasser la sauce. Une bonne salade verte à côté allège l’assiette et coupe la richesse du braisé.
📝 Carbonade ou carbonnade?
On voit les deux, mais la graphie d’origine s’écrit avec un seul n: carbonade. Le mot vient du latin « carbo », le charbon, en référence à la cuisson sur la braise. La forme à deux n s’est répandue par analogie avec d’autres mots français, mais elle n’est pas la forme belge historique.
❄️ Congélation et conservation
La carbonade se congèle sans problème, la sauce tient très bien. Au réfrigérateur, elle se garde 3 à 4 jours dans un contenant hermétique. Au réchauffage, y aller à feu doux et ajouter un peu de bouillon si la sauce a trop épaissi.
✅ Avec quoi servir ma carbonade flamande?
Purée, frites et salade verte couvrent tout ce qu’il faut. Si tu aimes les braisés à la bière, il y a aussi mon rôti de palette à la bière Guinness et mon pâté chinois au bœuf braisé à la bière rousse. Et pour rester dans le bœuf mijoté longuement, mes joues de bœuf braisées au porto sont dans le même esprit.
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Ingrédients
- 1 kg (2,2 lb) de cubes de bœuf, bien épongés
- 3 c. à soupe (45 ml) de farine
- Huile d’olive, pour la cuisson
- 250 g (½ lb) de pancetta, coupée en dés
- 2 carottes, coupées en dés
- 1 poireau, tranché finement
- 1 oignon rouge, coupé en deux puis finement tranché
- 2 grosses gousses d’ail, hachées finement
- 500 ml (2 tasses) de bière brune acidulée, de type Oud Bruin
- 2 c. à soupe (30 ml) de vinaigre balsamique
- 1 c. à soupe (15 ml) de cassonade
- 1 c. à soupe (15 ml) de moutarde de Dijon
- 1 c. à soupe (15 ml) de concentré de tomates
- 5 branches de thym frais
- 3 clous de girofle
- 2 feuilles de laurier
- 2 pincées de cannelle
- 2 pincées de muscade
- Environ 1 tasse (250 ml) de bouillon de bœuf
- Sel et poivre du moulin
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Préparation
- Dans un grand bol, déposer les cubes de bœuf, ajouter la farine puis saler et poivrer généreusement. Mélanger pour bien enrober la viande, puis retirer l’excédent de farine.
- Dans une grande cocotte chauffée à feu moyen élevé, verser un bon filet d’huile d’olive et faire dorer la viande 2 à 3 minutes par côté pour bien la colorer, une petite quantité à la fois. Ajouter de l’huile au besoin. Réserver la viande dans une assiette.
- Ajouter la pancetta et cuire 7 à 8 minutes en remuant. Réserver avec le bœuf.
- Ajouter les carottes, le poireau, l’oignon et l’ail, puis saler et poivrer généreusement. Cuire en remuant 7 à 8 minutes pour attendrir les légumes.
- Verser la bière et gratter le fond de la cocotte pour aller chercher toutes les saveurs.
- Remettre la viande et la pancetta dans la cocotte, ajouter le reste des ingrédients, puis verser assez de bouillon de bœuf pour que le liquide monte aux trois quarts de la viande. Saler, poivrer et bien mélanger. Amener à ébullition, réduire à feu doux et couvrir. Laisser mijoter 1 h 45 à 2 h, ou jusqu’à ce que le bœuf se défasse facilement à la fourchette. Mélanger de temps en temps.
Une brune acidulée, de type Oud Bruin, est le meilleur choix. Son acidité naturelle vient équilibrer la cassonade et le vinaigre balsamique, et c’est exactement ce qui donne à la carbonade son profil aigre-doux caractéristique. Une bière brune ordinaire fonctionne aussi, mais le résultat sera plus sucré et plus lourd. Dans ce cas, ajouter une cuillerée de vinaigre balsamique de plus rétablit l’équilibre. Il faut éviter les bières très amères, qui deviennent désagréables après deux heures de réduction.
La graphie d’origine s’écrit avec un seul n: carbonade. Le mot vient du latin « carbo », le charbon, en référence à la cuisson sur la braise, et c’est la forme belge historique qu’on retrouve dans les dictionnaires et les sources de référence. La forme à deux n circule beaucoup, sans doute par analogie avec d’autres mots français, mais elle n’est pas la forme d’origine. Les deux désignent évidemment le même plat.
Elle en respecte tous les principes: bœuf braisé longuement dans la bière, équilibre aigre-doux par le sucre, le vinaigre et la moutarde, mijotage lent jusqu’à ce que la viande se défasse à la fourchette. J’y ajoute ma touche personnelle avec la cannelle, la muscade et les clous de girofle, ainsi que du poireau et des carottes. Le meilleur test reste celui du terrain: mes meilleurs amis, originaires du Pas-de-Calais, l’ont goûtée et l’ont trouvée délicieuse.
Nettement, oui. Comme tous les braisés, elle continue de s’améliorer au repos: les épices se diffusent dans toute la sauce, celle-ci épaissit naturellement et la viande absorbe encore du goût. Réchauffée doucement le lendemain, elle est franchement supérieure. C’est une excellente raison de la préparer la veille quand on reçoit, ce qui libère complètement la journée du souper.
Les deux accompagnements traditionnels sont la purée de pommes de terre et les frites, et ils restent les meilleurs, parce qu’il faut absolument quelque chose pour ramasser la sauce. Une salade verte à côté vient alléger l’assiette. Si tu aimes ce genre de plat, il y a aussi mon rôti de palette à la bière Guinness, mes joues de bœuf braisées au porto et ma sauce ragù au bœuf braisé.
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