Aligot au gruyère et à la mozzarella

Aligot au gruyère et à la mozzarella
  • Préparation 15 min
  • Cuisson 20 min
  • Portions 4 à 6
  • Congélation Absolument
Mode cuisine
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Aligot au gruyère et à la mozzarella

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🥔 C’est quoi, un aligot?

C’est une purée de pommes de terre montée avec tellement de fromage qu’elle s’étire quand tu lèves la cuillère. Ça vient de l’Aubrac, dans le centre de la France, où les fromagers faisaient ça pour les pèlerins qui passaient. Je l’ai goûté la première fois sans savoir ce que c’était, et j’ai passé les cinq minutes suivantes à lever ma cuillère pour regarder le fromage descendre. C’est niaiseux comme réaction. Tout le monde le fait pareil.

🧀 Le fromage qu’on n’a pas ici

Le vrai aligot se fait avec de la tome fraîche de Laguiole. Bonne chance pour en trouver au Québec. J’ai essayé plusieurs affaires et ce qui marche le mieux, c’est de la mozzarella en bloc avec du gruyère : la mozzarella donne l’étirement, le gruyère donne le goût. Deux tiers un tiers, à peu près. Et le fromage doit être râpé fin et sorti du frigo une bonne demi-heure d’avance, sinon ça ne fonctionne juste pas. C’est la partie que le monde saute et c’est celle qui fait tout.

🍽️ Avec quoi je le sers

Chez nous, ça sort quand il y a de la viande grillée sur la table. Une saucisse, un steak, un carré d’agneau. Mais honnêtement, là où c’est le plus écœurant, c’est avec quelque chose de braisé qui s’effiloche : un rôti de palette, une épaule de porc. Le jus de cuisson qui coule dans l’aligot, c’est presque trop. Prépare-toi à ce que le plat parte au complet, parce que personne ne se sert une portion normale.

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🔥 Trucs et astuces pour mon aligot au gruyère et à la mozzarella

🧀 Le fromage à température pièce, c’est pas un détail

Râpez-le 20 à 30 minutes d’avance et laissez-le sur le comptoir. Du fromage froid qui tombe dans une purée chaude, ça fige au lieu de fondre, et vous vous ramassez avec des grumeaux qui ne partiront plus. Une demi-heure, c’est encore mieux. C’est l’étape que tout le monde saute et c’est exactement celle qui décide si votre aligot s’étire ou pas.

🥔 Le presse-purée d’abord, le pilon ensuite

Le presse-purée sort les pommes de terre en fils fins directement sur le beurre. Après ça, le pilon sert à mélanger le beurre et à rendre la purée vraiment lisse. Ça prend une minute de brassage énergique, et c’est là que la texture se joue. Jamais de robot culinaire : les lames défont l’amidon et vous obtenez de la colle.

🛑 Le moment où il faut arrêter

Dès que la purée s’étire quand vous levez la cuillère, c’est fini. Vous arrêtez. Continuer à brasser après ce point, c’est ce qui transforme un aligot réussi en pâte gommeuse, et il n’y a pas de retour en arrière. Trois à cinq minutes de brassage total, pas dix.

⚖️ Trop de fromage, ça ne marche plus

On pense toujours qu’en ajouter va rendre le plat meilleur. C’est le contraire. Le ratio qui fonctionne, c’est environ une part de fromage pour deux parts de pommes de terre, donc 350 g de fromage pour 680 g de patates. Dépassez ça et le gras se sépare au lieu de s’incorporer.

🧄 L’ail reste dans la crème

Bien des recettes vous font infuser l’ail puis le jeter au tamis. Moi je le garde. Il est râpé assez fin pour disparaître dans la purée, et le goût d’ail est franchement meilleur quand il reste là. Si vous aimez ça plus discret, deux gousses au lieu de quatre.

📅 Préparation d’avance

La cuisson ne se fait pas d’avance, l’aligot se mange sur le coup. Mais tout le reste, oui. Pelez et coupez vos pommes de terre le matin et gardez-les dans un bol d’eau froide au réfrigérateur. Râpez vos deux fromages, mélangez-les ensemble dans un contenant identifié, et pesez votre beurre en dés. La crème et l’ail peuvent même se faire mijoter d’avance et se réchauffer doucement au moment de servir. Sortez le fromage du frigo une demi-heure avant de commencer, pas avant : il doit être à température pièce quand il entre, pas depuis trois heures.

❄️ Conservation

Franchement, mangez-le sur le coup. C’est un plat qui se fait en 35 minutes et qui ne survit pas bien à l’attente. Les restes se gardent deux jours au réfrigérateur et se réchauffent à feu doux avec un peu de lait pour les détacher, mais soyez averti : la texture ne revient pas comme elle était. Et la congélation, oubliez ça, ça se sépare complètement.

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Ingrédients

  • 680 g (1 1/2 lb) de pommes de terre jaunes Yukon Gold, pelées et coupées en cubes
  • 175 ml (3/4 tasse) de crème 35 %
  • 4 gousses d’ail, râpées finement
  • 60 ml (1/4 tasse) de beurre, en dés
  • 250 g (750 ml) de mozzarella en bloc, râpée finement et sortie 30 minutes d’avance
  • 100 g (375 ml) de gruyère, râpé finement et sorti 30 minutes d’avance
  • Sel et poivre

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Préparation

  • Dans une grande casserole d’eau bouillante salée, faites cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres, environ 15 minutes. Égouttez-les et gardez la casserole.
  • Entre-temps, dans une petite casserole, portez la crème et l’ail râpé à ébullition. Réduisez à feu moyen et laissez mijoter 5 minutes. Gardez l’ail dedans, ne passez pas au tamis : c’est lui qui donne le goût.
  • Retirez la grande casserole du feu et déposez-y le beurre en dés. Elle est encore chaude, le beurre va commencer à fondre tout seul. Passez les pommes de terre encore chaudes au presse-purée directement par-dessus, puis écrasez au pilon jusqu’à ce que la purée soit vraiment lisse et fine.
  • Incorporez la crème chaude à l’ail à la purée et mélangez jusqu’à ce que ce soit tout juste homogène.
  • Remettez la casserole sur feu moyen-doux. Ajoutez la mozzarella et le gruyère par poignées, en brassant à la cuillère de bois après chaque ajout, jusqu’à ce que le fromage soit fondu et que la purée s’étire quand vous levez la cuillère, de 3 à 5 minutes. Arrêtez de brasser dès qu’elle s’étire.
  • Salez, poivrez et servez immédiatement.
Questions fréquentes

L’aligot est une purée de pommes de terre montée avec beaucoup de fromage jusqu’à ce qu’elle devienne élastique et qu’elle s’étire quand on lève la cuillère. Ça vient de l’Aubrac, une région de montagne du centre de la France. Là-bas, c’est fait avec de la tome fraîche, un fromage jeune non affiné qu’on ne trouve à peu près pas de ce côté-ci de l’Atlantique.

Mozzarella en bloc et gruyère, dans une proportion d’environ deux tiers un tiers. La mozzarella donne l’élasticité, le gruyère donne le goût. Le comté, l’emmental et le suisse fonctionnent aussi à la place du gruyère. Ce qu’il faut, c’est un fromage qui fond bien, doux et pas trop salé. Évitez le fromage déjà râpé en sac : il est enrobé de fécule et il ne fondra jamais comme il faut.

Trois raisons, presque toujours. Le fromage était froid en sortant du réfrigérateur. Vous en avez mis trop par rapport à la quantité de pommes de terre. Ou vous avez brassé trop longtemps après que la texture soit apparue. Le fromage à température pièce et un feu moyen-doux règlent la grande majorité des cas.

La saucisse est le classique, mais ça va avec pas mal tout ce qui est grillé : un steak, un carré d’agneau, des côtes. Là où c’est vraiment bon, c’est à côté d’une viande braisée qui s’effiloche, comme un rôti de palette ou une épaule de porc. Le jus de cuisson qui se mêle à l’aligot, il n’y a rien de meilleur.

Oui, mais ce ne sera plus tout à fait le même plat. À feu très doux, avec un peu de lait pour le détacher, en brassant tranquillement. La texture élastique ne revient jamais complètement. C’est une recette faite pour être servie tout de suite, et c’est correct de l’accepter.

Oui. Les russet sont plus farineuses, alors la purée sera plus légère et un peu moins dense. Les Yukon Gold restent mon premier choix parce qu’elles ont assez d’amidon pour la texture élastique tout en gardant un goût de beurre naturel. Ce qu’il faut absolument éviter, ce sont les pommes de terre nouvelles ou rouges : pas assez d’amidon, ça ne s’étirera pas.

Aligot au gruyère et à la mozzarella

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